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Les percussions à membranes produisent un son en faisant vibrer une membrane ou une peau tendue. D'où leur nom de "membranophone". Dans cette famille, on trouve bien sûr le tambour sous toutes ses formes, mais aussi les plus surprenants mirlitons, dans lequel on souffle pour faire naître le son.

Les tambours sont classés selon leur forme (en tonneau ou en sablier, en gobelet ou en cuvette…), exception faite pour le tambour à friction caractérisé par son mode d'utilisation.

En effet, si pour la majorité des tambours la résonance est créée en frappant la peau (avec les mains, des bagettes éventuellement rembourrées, des brosses metalliques…), il existe des exceptions : le petit tambour africain que l'on agite afin que les boules attachés sur ses côtés viennent taper sur la peau, le tambour à friction traversé par une tige que l'on fait frotter à travers la peau…


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les mirlitons

Même si cela peut surprendre, le curieux mirliton est bien un instrument à percussion : il produit un son lorsque sa membrane entre en vibration… lorsque l'on souffle ou chante contre la membrane.

Le mirliton peut être une flûte eunuque (ou flûte à bulbe), un cor mirliton, les zobos des Etats Unis ou encore le kazoo, souvent connu comme jouet.



les tambours cylindriques

Les tambours cylindriques ont une forme régulière, aux côtés droits.

Ils varient énormément en taille et en proportion selon leur origine : du petit tambour plat à la grosse caisse sur laquelle, parfois, plusieurs joueurs tapent en même temps, en passant par les tambours portés au cou ou à l'épaule à l'aide d'une lanière…

Enfin ils se déclinent en deux versions : à une ou deux membranes (c'est à dire une à chaque extrémité).
On trouve les tambours cylindriques aussi bien chez les indiens d'Amérique du Nord qu'en Russie, en Afrique (dans de nombreux pays) qu'en Grèce ou au Japon…

Selon leur origine, ces tambours ont également des modes de fabrication très variée : la peau peut être collée, cousue, lacée…



les tambours coniques

Les tambours coniques ont des côtés inclinés, la base étant plus étroite que la partie supérieure sur laquelle est tendue la peau. Certains tambours coniques ont deux membranes (c'est par exemple le cas des tambours Batas).

Le tambour conique peut, selon son pays d'origine, être posé, porté sous le bras, fixé à un cadre et parfois aller par paires, voire par série de trois. On le trouve décliné sous différentes formes, tailles et modes de fabrication en Asie, en Afrique, en Amérique…



les tambours en tonneau

Le tambour en tonneau est une version "renflée" du tambour cylindrique. Ses deux extrémités sont généralement de taille à peu près égale, la partie centrale étant plus large.

Très répandus en Afrique, ils sont également largement représentés en Asie du Sud Est. Sa taille varie du minuscule dhola à l'énorme tambour du Nigéria, à deux membranes, que l'on pose à l'horizontale sur le sol pour frapper ses deux extrémités avec les mains.



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les tambours en gobelet

Le tambour en gobelet est toujours à membrane unique. Il est extrèmement répandu dans les pays arabes (comme le tambour darbouka, en poterie ou en bois, mais toujours décoré), mais se retrouve également en Inde, au Cambodge, en Côté d'Ivoire… et rarement en Amérique du Sud, même si des tambours en gobelet en argile datant de l'époque Maya ont été retrouvés.

Le tambour en gobelet peut être en bois, en métal, en poterie, la peau étant très souvent collée sur ses bords, mais parfois aussi lacée.

Malgré son nom, le tambour "en gobelet" peut avoir une forme… de coupe !



les tambours sur pied

Les tambours sur pied sont bien sûr toujours à membrane unique. Le "pied" peut prendre l'aspect d'une véritable sculpture - parfois figurative, et dans ce cas souvent antropomorphique - ou rester beaucoup plus sobre.

On retrouve le tambour sur pied aussi bien en Amérique du Nord (Mexique…) qu'en Afrique et en Océanie (polynésie, Hawaï…).



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les tambours longs

Les tambours longs se reconnaissent… à leur forme très allongée. La version la plus simple de ce tambour est constituée d'un tronc d'arbre évidé, sur laquelle un peau a été fixée. Certains, en raison d'ailleurs de leur longueur, se jouent inclinés.

Parmi les tambours longs, on trouve les très particuliers tambours à poignée de Nouvelle Guinée, dont le corps est agrémenté d'une poignée sculptée.



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les tambours en cuvette

Les timbales, ou tambours en cuvette, ont une seule membrane, tendue sur un pot ou un récipient quelconque (en bois, argile, calebasse ou même en fer).

Le tambour en cuvette se décline en une large variété de tailles, des petites timbales (en Inde, Afrique, Europe de l'est…) au gros tambours (comme le ngoma, posé au sol).



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les tambours sur cadre

Le tambour sur cadre est constitué d'une ou deux membranes simplement tendue(s) sur un cadre. Le cadre, en bois, est généralement circulaire, mais peut adopter uen forme différente (carrée par exemple). Originaires du Proche Orient, ces tambours y sont toujours très répandus mais se trouvent également dans les autres continents (Europe, Amérique…). Ils s'agrémentent souvent de grelots attachés sur leur bord, tels les tambourins.

Le tambour sur cadre se frappe généralement avec la main, mais certains (comme l'uchiwa daiko japonais) avec une baguette.



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les tambours à friction

Les tambours à frictions ont l'aspect des tambours traditionnels ou tout au contraire des formes très fantaisistes, en particulier lorsqu'il s'agit de jouets destinés aux enfants. On fait vibrer leur membrane en la frottant avec les doigts ou à l'aide d'une corde ou d'un bâton qui la traverse. C'est le cas par exemple de l'ingungu sud-africain, réalisé dans une calebasse sur laquelle une peau est tendue avec des cordes, et qui vibre lorsque la baguette qui la traverse est montée et descendue.

Lorsque la vibration est produite par une baguette, cette dernière peut être en effet montée et descendue, ou mise en rotation en la frottant entre les mains.



les tambours en sablier

Alors que le tambour en tonneau présente une partie centrale renflée, celle du tambour en sablier est, au contraire, cintrée. Une de ses parties peut être plus petite que l'autre (par exemple en Turquie).

Il peut être frappé de la main, ou avec une baguette : par exemple le Kalungu, tambour "parleur" d'Afrique, se joue avec une baguette courbe… et imite les sonorités du langage.

Le tambour en sablier se trouve essentiellement en Afrique occidentale et au Japon.