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Le son et le rythme ont le pouvoir de nous régénérer, que ce soit sur un plan psychologique ou physique. Un pouvoir que les civilisations les plus archaïques connaissaient déjà : les percussions ont été utilisées de tous temps pour influencer des auditoires complets. Le tambour est l'un des instruments les plus anciens, et l'importance des percussionnistes a traversé les ages. Sur le site de l'antique ville d'Ur, des statuettes représentant des joueurs de tambour ont été retrouvées… datant de 2000 ans avant notre ère.

Plus personne ne peut nier l'influence de la musique sur notre humeur, mais aussi sur notre corps : notre pouls, notre pression sanguine, notre tension musculaire, notre rythme respiratoire peut être modifié par la musique que nous écoutons. Mais c'est le Docteur Alfred Tomatis, musicothérapeute français et pionnier convaincu de la thérapie par le son, qui a mis en évidence un fait scientifique justifiant l'efficacité de la musique sur les maladies mentales : il y a trois fois plus de connexions nerveuses entre le cerveau et l'oreille qu'entre le cerveau et l'œil…

La musicothérapie est donc de plus en plus utilisée dans toutes les pathologies mentales, avec deux modes d'approches possibles. La musicothérapie est dite"réceptive" lorsque le sujet écoute un programme sonore établi spécifiquement pour lui(en fonction de son âge, sa culture musicale, sa réceptivité et ses problèmes psychologiques). Il s'agit alors de techniques de relaxation sous induction musicale.

La musicothérapie est dite "active" lorsqu'elle est axée sur la pratique de la musique ou du chant pour faciliter la communication, aussi bien pour des adultes que des enfants, et même pour des sujets en grande difficulté comme les autistes par exemple.

La musicothérapie améliore les états d'angoisse ou d'anxiété mais lorsqu'elle est active, elle permet aussi de retrouver le contact avec son propre corps… et avec les autres, de renouer avec des émotions, des sensations.


Les percussions se montrent plus actives encore, car à la simple audition elles ajoutent une perception de tout le corps, qui vibre à l'unisson. Essayez de frapper un rythme lent et régulier, en vous concentrant sur ce rythme : tout votre corps va s'apaiser progressivement. A l'inverse, jouer un rythme rapide permet de se "recharger"… ou de se défouler, de se "vider".

Les percussions ont enfin une autre caractéristique qui, indéniablement, ajoute à leur effet thérapeutique : le tambour reproduit le son des battements de cœur. De plus, le son des percussions et leur mode de perception, par le corps tout entier, s'apparentent à ce que le fœtus perçoit in utero. Le Docteur Alfred Tomatis a développé autour de ces caractéristiques une méthode de "renaissance acoustique", qui a aidé ses patients à surmonter des problèmes psychologiques.

Les théories de Tomatis ont donné naissance à un réseau de centres de musicothérapie à travers le monde. Mais il existe bien sûr d'autres démarches, (telles que celles de Karl Orff, Maurice Martenot, Edgar Willems…) qui sont enseignées lors de stages et de formations.

le Centre international de la musicothérapie

La musicothérapie en chirurgie infantile

La musicothérapie ne cesse d'étendre des champs d'action, et prouve son efficacité auprès de différents publics.

Citons par exemple une initiative utilisant la musique pour accompagner l'enfant avant et pendant une intervention pour atténuer l'angoisse de l'opération, de l'environnement médical, de l'anesthésie.

Le casque sur les oreilles, accompagné par le musico-thérapeute, le nourrisson s'endort sereinement, le petit enfant se calme progressivement et se détend…

Ce programme soulage les enfants soumis à de nombreuses hospita-lisations, interventions chirurgicales et autres investigations, dans le cadre de maladies graves et/ou chroniques.